Sites mémoriaux du génocide : Nyamata, Murambi, Bisesero et Gisoziwhc.unesco.org #World_Heritage

Sites mémoriaux du génocide : Nyamata, Murambi, Bisesero et Gisoziwhc.unesco.org #World_Heritage

February 18, 2019 0 By NewsTakers

Outre les bâtiments dans lesquels sont exposés quelques restes de victimes et autres preuves matérielles du génocide : lances, machettes, gourdins, armes blanches et photos de certaines victimes, les sites regorgent également plusieurs tombes dans lesquelles sont inhumés dignement les corps de victimes tuées sur place et aux environs.
Ces maisons qui servent d’exposition de preuves du génocide sont liées l’une à l’autre par un total d’escaliers de 285.71 mètres de longueur jusqu’à la déclinaison de la colline où se trouvent les sept tombes dans lesquelles sont inhumées près de cinquante milles victimes du génocide commis contre les Tutsi en 1994.
NYAMATA : la politique coloniale belge au Rwanda, la première et la deuxième République qui en ont suivi ont été de façon générale caractérisées par l’ethnisme, le divisionnisme et le régionalisme, l’une des principales causes de l’ethnocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
Les sites historiques du génocide exécuté contre les Tutsi et les preuves matérielles qu’ils contiennent sont des exemples réels de l’extermination commise à leur endroit en 1994.
Les preuves tangibles conservées dans ces mémoriaux témoignent dans leur ensemble, la vie de victimes, les objets par lesquels ils ont été tués et la manière abominable et désastreuse dont elles ont été exécutées.
– Au niveau national, les sites mémoriaux de Nyamata, Murambi, Bisesero et Gisozi s’apparentent à d’autres sites mémoriaux du génocide par leur contexte historique.
Néanmoins, ces premiers restent exceptionnellement grands par la taille des victimes et les tombes dans lesquelles elles sont inhumées, la taille mémorielle des édifices dans lesquels sont exposés les témoignages du génocide, le degré de conservation de leurs preuves et le niveau de résistance aux tueries, cas de victimes de Bisesero qui luttèrent avec les génocidaires bien qu’ils furent atrocement massacrés, mais ils les ont défiés durant plus d’un mois au point d’arracher certains d’entre eux quelques fusils qu’ils détenaient.
Il importe aussi de signaler que chaque district du pays a au moins un mémorial ou un cimetière du génocide et chacun d’eux présente sa particularité, par rapport à l’histoire locale du milieu, l’hostilité et l’agressivité dont les victimes ont été exécutées : brûlées vives dans des fours, jetées vivantes dans des grandes rivières pour être noyées, contraintes de boire du sang de leurs après être versé et conservé dans des abreuvoirs avant d’être tués à leur tour ; enterrées vives les unes après les autres après être torturées, mortes par les armes traditionnelles, par des grenades et des armes blanches.
– Au niveau international, les sites mémoriaux du génocide de Nyamata, Murambi, Bisesero et Gisozi au Rwanda sont comparables aux nombreux autres mémoriaux inscrits ou pas sur la liste du patrimoine mondial dont :
Les tombes qui sont parties intégrantes des mémoriaux contiennent des restes humains de victimes du génocide inhumées en toute dignité.

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